ANNEXE
SPECTACLE, Préambule, table des matières
Créé(e) par Accord 10 Mai 1996 en vigueur le premier
jour du mois suivant la publication de l'arrêté d'extension
BO conventions collectives 96-38, étendu par arrêté
du 9 décembre 1996 JORF 19 décembre 1996.
A N N E X E Spectacle
Par avenant n° 3 à la convention collective nationale des
parcs de loisirs et d'attractions du 5 janvier 1994, les parties
signataires sont convenues de suspendre les dispositions relatives
aux classifications des salariés de la filière spectacle,
lors de la réunion de négociation du 22 mars 1994.
Il est précisé que pour toutes dispositions non
citées dans la présente annexe et ses éventuels
avenants, la CCNPLA du 5 janvier 1994 s'applique de droit.
Les parties se sont rencontrées et ont conclu la présente
annexe lors de la séance de négociation du 10 mai
1996.
Les parties s'engagent à poursuivre les négociations
concernant les personnels de la filière spectacle relatives
:
- aux droits de la propriété intellectuelle ;
- à l'organisation du travail ;
- à la protection sociale ;
- à la grille des classifications des niveaux V à
VIII.
Il est rappelé que, conformément à l'article
1er, chapitre II, de la convention collective nationale des parcs
de loisirs et d'attractions du 5 janvier 1994, la présente
annexe est conclue pour une durée indéterminée
et sera déposée conformément à l'article
L 132-10 du code du travail.
Elle prend effet le premier jour du mois suivant la publication
au Journal officiel de l'arrêté d'extension.
ANNEXE SPECTACLE TABLE DES MATIÈRES
TITRE Ier. - Dispositions générales
Chapitre I - Champ d'application
Chapitre II. - Durée. - Dépôt. - Dénonciation
adhésion. - Révision
Article 1er. - Durée et dépôt
Article 2. - Dénonciation
Article 3. - Adhésion
Article 4. - Révision
Chapitre III. - Avantages acquis
Article unique
Chapitre IV. - Information des salariés
Article unique
TITRE II. - Liberté d'opinion droit syndical
Article 1er. - Liberté syndicale
Article 2. - Délégués syndicaux
Article 3. - Autorisations d'absence
Article 4. - Panneaux d'affichage
Article 5. - Obligation annuelle de négocier
TITRE III. - Délégués du personnel
Article 1er. - Dispositions générales
Article 2. - Missions
Article 3. - Moyens
Article 4. - Elections
TITRE IV. - Comité d'entreprise
Article 1er. - Dispositions générales
Article 2. - Dispositions particulières concernant le personnel
saisonnier
Article 4. - Elections
TITRE V - Comité d'hygiène, de sécurité
et des conditions de travail
Article 1er. - Dispositions générales
Article 2. - Composition
Article 3. - Missions
Article 4. - Moyens
Article 5. - Formation du personnel à la sécurité
TITRE VI. - Représentation collective des salariés
Article 1er. - Commission paritaire nationale. - Création
Article 2. - Missions
Article 3. - Moyens
Article 4. - Organisation
TITRE VII. - Contrat de travail
Article 1er. - Mentions obligatoires Modifié
Article 2. - Nature du contrat de travail Modifié
Article 3. - Nature de saison Sans objet
Article 4. - Dispositions particulières Modifié
Article 5. - Période d'essai Modifié Article 6.
- Modification du contrat de travail
Article 7. - Egalité professionnelle, égalité
de traitement
Article 8. - Travailleurs handicapés L 323-1 et suivants
du code du travail
Article 9. - Obligations de l'employeur en fin de contrat Supplémentaire
TITRE VIII. - Durée du travail
Chapitre Ier. - Durée hebdomadaire du travail
Article unique
Chapitre II. - Aménagements du temps de travail
Article 1er. - Généralités
Article 2. - Heures supplémentaires
Article 3. - Récupération des heures perdues
Article 4. - Travail à temps partiel
Article 5. - Autres dispositions concernant l'aménagement
du temps de travail
TITRE IX. - Rupture du contrat de travail à durée
indéterminée
Article 1er. - Préavis
Article 2. - Indemnités de licenciement
Article 3. - Départ à la retraite
TITRE X - Suspension du contrat de travail
Chapitre Ier. - Congés payés
Article 1er. - Durée des congés Sans objet
Article 2. - Période des congés
Article 3. - Indemnisation du congé
Chapitre II. - Autres congés
Article 1er. - Congés pour événements familiaux
Article 2. - Congés sans solde Sans objet
Chapitre III. - Absence pour maladie et indemnisation
Article 1er. - Indemnisation des absences pour maladie ou accident
Article 2. - Incidence de la maladie sur le contrat de travail
Chapitre IV. - Maternité. - Adoption
TITRE XI. - Formation professionnelle
Préambule
Article 1er. - Mise en oeuvre des actions de formation prioritaires
Article 2. - La reconnaissance des qualifications acquises du
fait d'actions de formation
Article 3. - Les moyens reconnus aux délégués
syndicaux et aux instances représentatives de salariés
pour l'accomplissement de leur mission dans le domaine de la formation
Article 4. - Les conditions d'accueil et d'insertion des jeunes
dans les entreprises
Article 5. - Création d'une commission nationale paritaire
de l'emploi et de la formation
TITRE XII. - Classifications Modifié Chapitre Ier. - Définition
et conséquences de la polyactivité dans les parcs
de loisirs et d'attractions Sans objet
Chapitre II. - Classifications Modifié
Article 1er. - Généralités
Article 2. - Classifications
TITRE XIII. - Rémunérations mensuelles brutes de
base (169 heures)
Article
1
Créé(e) par Accord 10 Mai 1996 en vigueur le premier
jour du mois suivant la publication de l'arrêté d'extension
BO conventions collectives 96-38, étendu par arrêté
du 9 décembre 1996 JORF 19 décembre 1996.
TITRE
VII : Le contrat de travail.
Mentions obligatoires.
Le contrat de travail fait l'objet d'un écrit en deux exemplaires
dont un est remis au salarié concomitamment à la
prise de poste. Il doit spécifier :
- la date d'entrée en fonction ;
- la nature du contrat de travail (déterminée ou
indéterminée) ;
- la durée du travail et, le cas échéant,
les variations de sa répartition sur la semaine ;
- le lieu de travail ou la zone géographique d'affectation
;
- le salaire de base et les éléments de rémunération
;
- le coefficient hiérarchique et la qualification ;
- la durée de la période d'essai, s'il y a lieu
;
- l'existence de la présente convention collective et des
accords collectifs d'entreprise éventuels.
Le contrat de travail des salariés intermittents du spectacle
précise en outre :
- la période des répétitions, la période
de représentation et le nombre de représentations
maximum par jour ;
- la déclaration à la caisse des congés spectacles.
Lorsqu'ils sont conclus pour une durée déterminée,
les contrats de travail doivent comprendre les mentions obligatoires
prévues par la législation et la réglementation
en vigueur.
Lorsqu'ils sont conclus pour un temps partiel, les contrats de
travail doivent également mentionner les dispositions légales
ou conventionnelles obligatoires.
Il est rappelé que toute embauche doit s'accompagner :
- d'une déclaration préalable auprès de l'URSSAF
;
- d'une formation à la sécurité adaptée
au poste de travail telle que définie à l'article
5 du titre V de la convention collective nationale en vigueur
;
- d'une visite médicale d'embauche ou de la présentation
de l'attestation d'aptitude du Centre médical de la Bourse
(CMB) pour les salariés intermittents du spectacle.
Article
2
Créé(e) par Accord 10 Mai 1996 en vigueur le premier
jour du mois suivant la publication de l'arrêté d'extension
BO conventions collectives 96-38, étendu par arrêté
du 9 décembre 1996 JORF 19 décembre 1996.
TITRE
VII : Le
contrat de travail.
Nature du contrat de travail.
Les contrats de travail sont conclus normalement pour une durée
indéterminée. En application des dispositions légales,
et dans le cadre qu'elles définissent, ils peuvent cependant
être conclus pour une durée déterminée.
En raison de la nature de l'activité des parcs de loisirs
et d'attractions, la présente annexe reconnaît l'existence
d'emplois pour lesquels il est d'usage constant de ne pas recourir
au contrat à durée indéterminée.
1. Contrat à durée
déterminée :
Il ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement
à l'activité normale et permanente de l'entreprise
(art L 122-1 du code du travail).
Il ne peut être conclu que pour l'exécution d'une
tâche précise et temporaire dans les cas énumérés
à l'article L 122-1-1 du code du travail, alinéas
1 et 2.
Les dispositions légales conventionnelles et celles résultant
des usages applicables aux salariés liés par un
contrat à durée indéterminée s'appliquent
également aux salariés liés par un contrat
à durée déterminée, sauf dispositions
législatives expresses et à l'exclusion des dispositions
relatives à la rupture du contrat de travail.
2. Contrat de travail des intermittents
du spectacle, artistes et techniciens :
Les parcs de loisirs et d'attractions peuvent conclure des contrats
de travail, dans les conditions prévues par l'article L
122-1-1, 3e alinéa, du code du travail.
Les employeurs de salariés " intermittents du spectacle
" cotisent à la caisse des congés spectacles.
Les congés payés de ces salariés sont réglés
par la caisse des congés spectacles. Les employeurs délivrent
au salarié et à la caisse des congés spectacles,
en fin de contrat, le certificat d'emploi correspondant.
Concernant les artistes, l'article L 762-1 du code du travail
précise la présomption de salariat des artistes
du spectacle. Tout contrat par lequel une personne physique ou
morale s'assure, moyennant rémunération, le concours
d'un artiste du spectacle en vue de sa production est présumé
être un contrat de travail, dès lors que cet artiste
n'exerce pas cette activité dans des conditions impliquant
son inscription au registre du commerce.
Ce contrat de travail doit être individuel. Toutefois, il
peut être commun à plusieurs artistes lorsqu'il concerne
des artistes se produisant dans un même numéro ou
des musiciens appartenant au même orchestre. Dans ce cas,
le contrat doit faire mention nominale de tous les artistes engagés
et comporter le montant du salaire attribué à chacun
d'eux. Ce contrat de travail peut n'être revêtu que
de la signature d'un seul artiste, à condition que le signataire
ait reçu mandat écrit de chacun des artistes figurant
au contrat.
Article
3
Créé(e) par Accord 10 Mai 1996 en vigueur le premier
jour du mois suivant la publication de l'arrêté d'extension
BO conventions collectives 96-38, étendu par arrêté
du 9 décembre 1996 JORF 19 décembre 1996.
TITRE
VII : Le
contrat de travail.
Sans objet
Article
4
Créé(e) par Accord 10 Mai 1996 en vigueur le premier
jour du mois suivant la publication de l'arrêté d'extension
BO conventions collectives 96-38, étendu par arrêté
du 9 décembre 1996 JORF 19 décembre 1996.
TITRE
VII : Le contrat de travail.
Dispositions particulières.
D'une manière générale, l'employeur s'efforce
de procéder à un bilan de l'activité de l'intéressé,
dans le parc, pendant la saison, avec chaque salarié.
Au terme de la saison, l'employeur qui envisage de proposer un
contrat pour la saison suivante correspondante avise le salarié,
dans les quatre-vingt-dix jours suivant la fin de la saison, qu'il
le recrute, à cette fin, pour une durée d'activité
similaire, sans garantie de durée identique.
Le salarié concerné doit informer l'employeur de
sa décision au moins deux mois avant la prise de poste
prévue, par tout moyen lui permettant d'établir
l'existence de sa réponse. A défaut de réponse,
le salarié est réputé avoir refusé
la proposition.
Passé le terme de la quatrième saison consécutive,
dans le cas où l'employeur n'envisage pas de proposer un
contrat pour la saison suivante, ou en cas de non-reprise liée
au nombre d'emplois disponibles, l'entreprise verse une "
indemnité de fin de contrat " égale à
6 p 100 des salaires bruts perçus lors de la dernière
saison.
Cette indemnité n'est pas due en cas de rupture anticipée
du contrat du fait du salarié ou de manquement professionnel
dûment motivé.
Article
5
Créé(e) par Accord 10 Mai 1996 en vigueur le premier
jour du mois suivant la publication de l'arrêté d'extension
BO conventions collectives 96-38, étendu par arrêté
du 9 décembre 1996 JORF 19 décembre 1996.
TITRE
VII : Le contrat de travail.
Période
d'essai.
Le contrat de travail de tout salarié, même à
temps partiel, doit faire référence aux présentes
convention collective et annexe et mentionner expressément
la durée de la période d'essai :
a) Pour le contrat à durée
déterminée :
- le contrat à durée déterminée peut
comporter une période d'essai n'excédant pas les
limites établies par les dispositions de l'article L 122-3-2
du code du travail, à défaut de dispositions contractuelles
prévoyant des durées moindres. Cette période
d'essai ne peut excéder une durée calculée
à raison d'un jour par semaine, dans la limite de deux
semaines civiles lorsque la durée initialement prévue
du contrat est au plus égale à six mois et d'un
mois dans les autres cas. ;
- lorsque le contrat ne comporte pas de terme précis, la
période d'essai est calculée par rapport à
la durée minimale du contrat ;
- les salariés intermittents du spectacle effectuent une
période d'essai de deux semaines maximum si le contrat
a été conclu après une audition ou un concours.
b) Pour le contrat à durée
indéterminée :
Le contrat à durée indéterminée peut
comporter une période d'essai égale à :
- un mois pour les ouvriers et employés ;
- deux mois pour les techniciens et agents de maîtrise ;
- trois mois pour les cadres.
La période d'essai peut être renouvelée une
fois par accord des parties.
Dans tous les cas, la durée de la période d'essai
doit être mentionnée dans le contrat de travail.
Article
6
Créé(e) par Accord 10 Mai 1996 en vigueur le premier
jour du mois suivant la publication de l'arrêté d'extension
BO conventions collectives 96-38, étendu par arrêté
du 9 décembre 1996 JORF 19 décembre 1996.
TITRE
VII : Le contrat de travail.
Modification du contrat de travail.
Toute modification d'un élément essentiel du contrat
de travail doit faire l'objet d'une notification écrite
à l'intéressé. Lorsque cette modification
s'inscrit dans le cadre d'un projet de nature économique
ayant un caractère collectif, elle implique la consultation
préalable du comité d'entreprise et, à défaut,
des délégués du personnel.
Si le salarié n'accepte pas cette modification sous un
délai maximal de sept jours, porté à un mois
lorsqu'il s'agit d'un motif de nature économique, et si,
sans préjudice de l'application des articles L 122-14 et
suivants du code du travail, l'employeur maintient sa décision,
le contrat de travail est considéré comme rompu
du fait de l'employeur.
Ce délai ne s'applique pas lorsque les modifications sont
mineures.
Article
6
Créé(e) par Accord 10 Mai 1996 en vigueur le premier
jour du mois suivant la publication de l'arrêté d'extension
BO conventions collectives 96-38, *étendu avec exclusions
par arrêté du 9 décembre 1996 JORF 19 décembre
1996*.
Toute modification d'un élément essentiel du contrat
de travail doit faire l'objet d'une notification écrite
à l'intéressé. Lorsque cette modification
s'inscrit dans le cadre d'un projet de nature économique
ayant un caractère collectif, elle implique la consultation
préalable du comité d'entreprise et, à défaut,
des délégués du personnel.
Si le salarié n'accepte pas cette modification sous un
délai maximal de sept jours, porté à un mois
lorsqu'il s'agit d'un motif de nature économique, et si,
sans préjudice de l'application des articles L 122-14 et
suivants du code du travail *et des textes relatifs au contrat
à durée déterminée* (1), l'employeur
maintient sa décision, le contrat de travail est considéré
comme rompu du fait de l'employeur.
Ce délai ne s'applique pas lorsque les modifications sont
mineures.
NOTA (1) Termes exclus de l'extension par arrêté
du 9 décembre 1996.
Article
7
Créé(e) par Accord 10 Mai 1996 en vigueur le premier
jour du mois suivant la publication de l'arrêté d'extension
BO conventions collectives 96-38, étendu par arrêté
du 9 décembre 1996 JORF 19 décembre 1996.
TITRE
VII : Le contrat de travail.
Egalité professionnelle, égalité de traitement.
Les employeurs s'engagent à respecter les dispositions
législatives relatives à l'égalité
professionnelle entre les hommes et les femmes et s'interdisent,
en conséquence, de prendre des décisions concernant
les relations du travail, notamment l'emploi, la rémunération,
l'exécution du contrat de travail, d'un salarié
en considération du sexe ou de la situation de famille
ou sur la base de critères de choix différents selon
le sexe ou la situation de famille.
En particulier, tout employeur est tenu d'assurer pour un même
travail ou un travail de valeur égale l'égalité
de rémunération entre les hommes et les femmes,
et ce conformément aux dispositions de l'article L 140-2
du code du travail.
Il est précisé, en outre, qu'aucun salarié
ne peut être sanctionné ou licencié en raison
de son origine, de son sexe, de sa situation de famille, de son
appartenance à une ethnie, une nation ou une race, de ses
opinions politiques, de ses activités syndicales ou mutualistes,
de l'exercice normal du droit de grève ou de ses convictions
religieuses.
NOTA Le troisième alinéa de l'article 7 est étendu
sous réserve des dispositions des articles L 412-2 et L
122-45 du code du travail ainsi que des dispositions de l'article
225-1 du code pénal.