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Dans la plupart des secteurs d’activités, les intervenants
disposent d'outils spécifiques pour gérer leurs relations de travail
: la Loi, le texte conventionnel et le contrat de travail. Le sport
n’a pas échappé à ce modèle.
Pourquoi
la nécessité d’établir des règles pour
le sport de haut niveau ?
Avec le développement
du sport de haut niveau, l’ascension du "sport spectacle"
et l’intervention des financiers, il a fallu élaborer des
règles, afin d'aménager les rapports entre les différents
acteurs.
L’élaboration
des règles en matière de sport est souvent la résultante
d’anomalies ou de problèmes entre les intervenants. Ainsi,
les fédérations ont établi leur propre réglementation
pour parer aux problèmes et tempérer les relations
d’argent.
La législation
pour les sportifs est relativement récente. Par exemple,
sur les 3 Conventions collectives recensées la première
sur les Centres équestres ne date que de 1975, celle du Football
de 1985, et celle du Golf de 1996.
Les contrats
de travail pour les sportifs sont encore plus récents. Parmi
ceux qui existent nous trouvons :
- le contrat
de travail type du basketteur
- le contrat
de travail type du cycliste
- le contrat
de travail type du rugbyman (adopté en juin 1996 par l’Assemblée
Générale de la Fédération française
de rugby)
- le contrat
de travail type du footballeur (en 1994-95 adoption du statut
du joueur de football salarié fédéral)
- le contrat
de travail type du handballeur (adopté en 1994 par la Fédération
internationale de handball).
En l’absence
de réglementation, les sportifs sont soumis au droit commun.
Toutefois, dès
qu’un individu (un sportif ou un métier associé au
sport) perçoit une rémunération, il est affilié
au régime de la Sécurité sociale. Attention,
l’affiliation à la Sécurité sociale n’est pas
synonyme d’adhésion à un contrat de travail.
Souvent, c’est
la jurisprudence qui a conduit à établir une réglementation
plus précise. En effet, dans les années 80 notamment,
de nombreux litiges ont opposé des sportifs ou des entraîneurs
à leur club.
L’Etat a alors
affirmé son rôle prépondérant dans la
réglementation des activités sportives.
La loi la plus importante en la matière est la Loi sur
l’organisation et la promotion des activités physiques et
sportives datée du 16 juillet 1984 (modifiée par la
Loi du 6 juillet 2000) - quelques uns
des points développés dans cette loi -
Un certain nombre de lois, chartes et décrets constituent
la législation dans le domaine du sport consulter.
Il faut également
souligner la naissance prochaine de la Convention collective nationale
du sport qui devrait permettre d’établir une législation,
plus précise et plus protectrice envers le sportif.
En ce qui concerne
les métiers du sport ou les métiers associés,
la réglementation est beaucoup plus précise. Ainsi,
en connaissant son employeur, il est facile de savoir si l’on dépend
d’un statut particulier (professeur de sport, professeur d’EPS…)
et/ou si l ‘on dépend d’une Convention collective.
Avec le projet de la Convention nationale du sport, des réajustements
de textes sont prévisibles afin d’éviter les interactions
"négatives".
Même si
ses débuts ont été timides, la législation
du sport se dessine de plus en plus précisément.
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