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LA
CHARTE DU SPORT DE HAUT NIVEAU
PRÉSENTATION
Instituée par
la loi du 16 juillet 1984 modifiée, la charte du sport de
haut niveau est fondée sur les principes déontologiques
du sport.
Elle fixe le cadre
général des relations entre les sportifs de haut niveau
et leur environnement (État, fédérations, collectivités
territoriales, partenaires privés).
Les droits et les devoirs
de chacune des parties sont fixés dans le respect des principes
inaliénables de la liberté individuelle de tous citoyens.
Les sportifs se voient
ouvrir l’accès aux aides de l’État destinées
à favoriser leur réussite sportive et leur insertion
professionnelle.
La Charte comprend
d’autre part des règles qui fixent le cadre des relations
des sportifs avec les médias dans le respect du droit à
l’image et de la liberté individuelle d’expression.
Tout sportif de haut
niveau inscrit sur la liste nationale, prévue à l’article
26 de la loi, s’engage à respecter les principes et valeurs
de la présente charte.
Les fédérations
sportives délégataires intègreront dans leur
règlement fédéraux les bases permettant de
s’y référer notamment lors des conventions individualisées
organisant de manière concertée les objectifs sportifs
et les actions de formation préparant à la reconversion
des sportifs de haut niveau.
Préambule
Le sport de haut niveau
joue un rôle social et culturel de première importance.
Conformément aux valeurs de l’Olympisme énoncées
dans la Charte olympique et aux principes déontologiques
du sport, il doit contribuer, par l’exemple, à bâtir
un monde pacifique et meilleur, soucieux de préserver la
dignité humaine, la compréhension mutuelle, l’esprit
de solidarité et le fair-play.
Toute personne bénéficiant
d’une reconnaissance par l’État de sa qualité de sportif
de haut niveau, d’arbitre ou de juge sportif de haut niveau ou exerçant
une responsabilité dans l’encadrement technique ou la gestion
du sport de haut niveau doit s’efforcer d’observer en toute circonstance
un comportement exemplaire, fidèle à son engagement
dans la communauté sportive, et de nature à valoriser
l’image de son sport et de son pays.
L’État et le
mouvement sportif sont garants du respect des principes énoncés
dans la présente charte. Avec le concours des collectivités
territoriales et des entreprises, ils veillent à ce que soient
réunis les moyens nécessaires pour soutenir le développement
du sport de haut niveau, en vue de favoriser l’accès des
sportifs à leur plus haut niveau de performance et à
la meilleure expression de leurs capacités sociales et professionnelles.
La commission nationale
du sport de haut niveau a établi les dispositions qui suivent,
conformément aux règles déontologiques du sport
et en application de la loi n° 84-610 du 16 juillet 1984 modifiée
relative à l’organisation et à la promotion des activités
physiques et sportives. Elle peut être saisie de toute difficulté
d’interprétation soulevée par l’application de la
présente charte.
CHAPITRE
I : DES SPORTIFS
Règle
I
Dans le plein exercice
de ses droits et libertés de citoyen, chaque sportif de haut
niveau est responsable de la bonne conduite de sa carrière
sportive, ainsi que de la préparation de son avenir socioprofessionnel.
Il veille à l’exécution de ses obligations à
l’égard de son pays et de la fédération à
laquelle, en tant que licencié, il a volontairement adhéré.
Règle
II
En considération de l’engagement
personnel et de l’importance de la préparation exigés
par la recherche de la plus haute performance, tout sportif de haut
niveau a accès, dans les conditions et limites réglementaires,
aux dispositions, mesures et aides destinées :
- à favoriser sa réussite sportive,
- à compenser les dépenses que lui occasionne son
activité sportive,
- à faciliter la mise en œoeoeuvre d’un projet de formation en
vue de son insertion socioprofessionnelle.
L’État et le
mouvement sportif ont le devoir de veiller à l’attribution
équitable et cohérente des aides accordées
aux sportifs de haut niveau. A cet effet, ceux-ci doivent communiquer
à leur fédération la nature et le montant des
concours publics qui leur sont individuellement accordés.
Toute demande d’aides personnalisées à l’État
doit être instruite par la fédération et formulée
par elle ; elle doit comporter notamment l’indication des ressources
dont disposent les intéressés. Ces informations restent
confidentielles.
Règle
III
L’Etat et la fédération
dont le sportif de haut niveau est le licencié s’assurent
que celui-ci bénéficie d’un régime de protection
sociale couvrant l’ensemble des risques sociaux à prendre
en compte pendant la durée de sa carrière sportive
au haut niveau.
Règle
IV
Dans l’exercice de
sa liberté d’opinion et de sa liberté de communiquer
des informations ou des idées, le sportif de haut niveau
est tenu de préserver l’image de sa discipline et du sport
français en général, ainsi que de ne pas porter
atteinte à l’intimité, l’honneur ou la considération
d’autrui.
Le droit à l’exploitation
de son image est garanti au sportif de haut niveau, sous réserve
des dispositions des règles IX et X ci-après. Ce droit
individuel comprend la liberté de s’opposer à tout
enregistrement privé et celle de commercialiser l’utilisation
de l’image personnelle.
Règle
V
Tout contrat sur la
base duquel un sportif de haut niveau perçoit une rémunération
en contrepartie de prestations sportives ou liées à
son activité sportive, doit être compatible avec les
dispositions de la présente charte et les règlements
fédéraux.
Règle
VI
Les sportifs de haut
niveau participent à la lutte contre le dopage et aux actions
de prévention menées dans ce domaine par l’Etat et
le mouvement sportif. Ils s’interdisent de recourir à l’utilisation
de substances ou de procédés interdits.
Règle
VII
Les sportifs de haut
niveau définissent en accord avec la direction technique
nationale de leur fédération leur programme d’entraînement,
de compétitions et de formation. Ils bénéficient
d’un suivi régulier organisé à leur intention
tant sur le plan social que sportif.
Afin de préserver
leur intégrité physique, ils se soumettent aux examens
médicaux préventifs réglementaires.
Règle
VIII
Les sportifs de haut
niveau sont représentés au comité directeur
de leur fédération, au conseil d’administration du
CNOSF, à la commission nationale du sport de haut niveau,
à la commission nationale de prévention et de lutte
contre le dopage, ainsi que dans toutes les instances collégiales
compétentes pour traiter de leurs intérêts collectifs.
CHAPITRE
II - DES EQUIPES
Règle
IX
Pour les sports individuels
comme pour les sports collectifs, toute équipe de sportifs
est directement et exclusivement soumise à l’autorité
du responsable désigné par le groupement sportif ou
par la fédération sous l’égide de qui elle
a été constituée.
Selon les cas, le groupement
sportif ou la fédération dispose de droits exclusifs
d’exploitation de l’image collective de l’équipe à
l’occasion des activités sportives de celle-ci et pour la
promotion de ces seules activités. Tout contrat individuel
contraire leur est inopposable.
L’étendue des
droits et obligations de chacun est déterminée par
les règlements fédéraux applicables ainsi que
par les usages qui définissent, discipline par discipline,
la nature et le degré d’organisation collective nécessaire
à la cohésion et au bon fonctionnement de l’équipe.
Elle peut être précisée dans des contrats individuels
adaptés aux caractéristiques de l’équipe, sous
réserve qu’ils soient compatibles avec les principes énoncés
dans la présente charte et avec la réglementation
fédérale.
Règle
X
Chaque fédération
peut mettre en place, pour la durée d’une ou plusieurs saisons
sportives, un collectif national de préparation, pouvant
comprendre une ou plusieurs équipes à l’égard
desquelles elle dispose exclusivement des prérogatives mentionnées
à la règle précédente.
Le programme de chacune
des équipes est élaboré et exécuté
sous la responsabilité du directeur technique national. Il
s’appuie sur un calendrier de stages, entraînements et compétitions
; il peut également, en considération des impératifs
pratiques et de recherche propres à certaines disciplines,
comporter des choix techniques, notamment sur les équipements
et le matériel utilisé. Les groupements sportifs affiliés
et les instances fédérales régionales et départementales
sont tenus de favoriser sa réalisation.
Tout sportif de haut
niveau auquel il est proposé de participer au collectif national
de préparation, n’ accepte qu’en s’engageant à respecter
le programme et les choix techniques établis dans une convention
conclue avec sa fédération. Cette convention précise
les adaptations individuelles du programme et définit les
aides et concours de toute nature qui, en contrepartie, bénéficieront
à l’intéressé. Le groupement sportif dont celui-ci
est membre est également signataire de la convention lorsqu’elle
comporte des dispositions relatives à l’étendue des
droits et obligations.
Un sportif non inscrit
sur la liste des sportifs de haut niveau peut être admis,
dans des conditions identiques, à participer à tout
ou partie du programme du collectif national de préparation.
Règle
XI
La constitution des
équipes de France est prioritaire. Elle incombe aux fédérations
investies à cet effet d’une délégation de pouvoir
de l’État.
Chaque fédération
délégataire est tenue d’établir des sélections
en vue d’assurer la meilleure participation nationale possible aux
compétitions prévues dans la convention d’objectifs
qu’elle a conclue avec l’État et qui répondent aux
priorités définies par la commission nationale du
sport de haut niveau. Ces sélections sont décidées
en application d’un règlement qui en définit les principales
modalités.
Tout licencié
doit honorer les sélections établies par la fédération
dont il relève. En cas de refus sans motif légitime,
il s’expose, le cas échéant, à l’exclusion
du collectif de préparation auquel il avait été
admis à participer et à des sanctions pouvant aller
jusqu’à la perte de la qualité de sportif de haut
niveau.
CHAPITRE
III - DES COMPETITIONS
Règle
XII
Au cours des compétitions
auxquelles ils participent, les sportifs de haut niveau sont tenus
de respecter les règles sportives, les arbitres et les juges.
Ils doivent en toutes circonstances faire preuve de loyauté
et de tolérance à l’égard de leurs partenaires
et de leurs concurrents.
Règle
XIII
Les droits d’exploitation
d’une compétition sportive appartiennent à l’organisateur
de l’événement qui peut conclure toute convention
en vue de partenariats autorisés par la loi ou de la diffusion
de cet évènement par les moyens audiovisuels appropriés.
Dans l’exercice de
ses droits, l’organisateur est tenu de préserver le droit
à l’information. A cet effet, les contrats relatifs à
la diffusion de l’événement doivent se conformer non
seulement aux lois et règlements en vigueur, mais encore
aux usages conventionnellement reconnus en ce domaine.
Parallèlement,
ni les sportifs ni les responsables de leurs équipes ne peuvent
opposer à quiconque un accord d’exclusivité de nature
à entraver la liberté de l’information.
Les contrats de partenariat
conclus par l’organisateur ne peuvent empiéter sur les droits
individuels des sportifs ainsi que sur les droits collectifs des
équipes tels que définis par les règles ci-dessus.
Dans cette limite, l’étendue des droits et des obligations
de chacun peut être précisée par accords conclus
avec les organisateurs.
Règle
XIV
Les compétitions
inscrites aux calendriers officiels arrêtés par les
fédérations sportives délégataires ou
par les fédérations internationales auxquelles celles-ci
sont affiliées, constituent l’ensemble de référence
des confrontations qui permettent le classement des valeurs et l’émergence
de l’élite sportive.
L’État, le mouvement
sportif ainsi que les collectivités territoriales et toutes
les personnes physiques ou morales, notamment les sportifs de haut
niveau apportent un soutien prioritaire à ce système
de référence. En conséquence les sportifs de
haut niveau, les arbitres et les juges sportifs sont tenus de participer
prioritairement aux compétitions organisées sous l’égide
ou avec l’agrément de leur fédération.
Être
sportif de haut niveau
Les listes des sportifs
de haut niveau sont régulièrement arrêtées
par le Ministre chargé des Sports après avis de la
Commission nationale du sport de haut niveau en application des
dispositions fixées par le décret n° 93-1034 du 31
août 1993. Elles identifient les bénéficiaires
potentiels d'aides et d'avantages accordés par l'État
conformément à l'article 26 de la loi n°84-610 du
16 juillet 1984 modifiée.
Au 1er janvier 1995,
les listes comprennent 5 486 sportifs de haut niveau issus de 54
fédérations et pratiquant 128 disciplines ou spécialités
différentes.
Être
sportif de haut niveau peut permettre de :
- bénéficier
d'aménagements scolaires, universitaires leur permettant
de poursuivre leur carrière sportive de haut niveau.
- bénéficier
de conditions particulières d'accès aux concours des
fonctions publiques.
- d'effectuer
son service national sans rupture dans sa carrière sportive
: environ 500 sportifs ont effectué leur service national
au Bataillon de Joinville et 400 dans les sections sports militaires
en 1994.
- bénéficier
du dispositif d'accession et de préparation au sport de haut
niveau autrement dit aux Pôles France ou aux Pôles Espoirs
des Filières du Haut Niveau.
- bénéficier
d'une convention d'insertion professionnelle : 112 partenaires socio-économiques
ont ouvert 385 postes réservés aux sportifs de haut
niveau en 1994.
- bénéficier
d'un contrat d'éducateur sportif : 79 sportifs de haut niveau
ont bénéficié d’un tel contrat en 1994.
- d’être
rémunéré au titre de la formation professionnelle
: 60 sportifs de haut niveau ont touché une aide de 2.000
à 3.000 F en 1994.
- bénéficier d'aides
personnalisées de la part de l'État. Le Ministère
de la
Jeunesse et des Sports a versé 44,5 MF d'aides personnalisées
à 2434 Sportifs de haut niveau en 1994 : 80 % de ces sportifs
ont touché moins de 20 000 F tandis qu'environ 8 % ont reçu
plus de 50 000F.
INSTRUCTION
N° 95-057 DU 24 MARS 1995 RELATIVE AUX FILIÈRES DU HAUT NIVEAU
Les "filières
du haut niveau" visent à moderniser l'actuel dispositif d'accession
et de préparation au sport de haut niveau, notamment développé
au sein des centres d'entraînement et de formation (CPEF).
A ces derniers se substitueront deux catégories de structures,
les "pôles France" et les "pôles espoirs" des filières
du haut niveau.
La présente
instruction a pour objet de définir les modalités
de mise en place des filières du haut niveau dont les principes
de fonctionnement ont été approuvés par la
Commission Nationale du Sport de Haut Niveau (CNSHN) ; elle donne
aux directeurs techniques nationaux (DTN) des fédérations
sportives responsables de disciplines olympiques ou reconnues de
haut niveau, aux directeurs régionaux de la jeunesse et des
sports, ainsi qu'aux directeurs d'établissements nationaux
du ministère de la jeunesse et des sports, les instructions
nécessaires à leur mise en place à compter
de septembre 1995.
Elle ne s'applique
qu'aux filières du haut niveau de chaque discipline sportive
et une prochaine instruction précisera les modalités
de fonctionnement des "pôles olympiques" qui regrouperont
un certain nombre de filières du haut niveau de disciplines
sportives différentes.
Dans les départements
et territoires d'Outre-Mer, le nouveau dispositif fera l'objet d'une
application spécifique. Celle-ci portera sur la formation
tant sportive que scolaire, universitaire ou professionnelle des
sportifs à fort potentiel et détectés dans
les disciplines les plus pratiquées. Le programme d'actions
permettra de faciliter le maintien des meilleurs sportifs dans leur
DOM-TOM d'origine et de préparer le mieux possible leur venue
en métropole pour rejoindre les équipes de France.
A/
LA DÉFINITION DES "FILIERES DU HAUT NIVEAU"
Le 30 juin 1994, la
CNSHN a, dans un objectif de performance sportive aux Jeux Olympiques,
aux championnats du Monde et aux championnats d'Europe, défini
les filières du haut niveau et fixé les principes
qui président à leur mise en place (cf. annexe à
l'instruction n° 94-8528 du 8 juillet 1994 et P.J. de la présente
instruction).
Les modifications essentielles
introduites par le nouveau dispositif d'accession et de préparation
au sport de haut niveau portent sur :
- la présentation
pour chaque sport de la stratégie fédérale
globale qui mène tout sportif détecté jusqu'aux
podium des grandes échéances internationales,
- l'introduction
de la notion de "pôles" conçus comme des "centres de
ressources", organisés en réseau et ouverts à
l'ensemble des sportifs concernés et non plus limités
aux seuls athlètes hébergés dans un "centre",
- la distinction
entre des "pôles France" et des "pôles Espoirs", permettant
de bien distinguer ceux qui regroupent les sportifs de haut niveau
(au sens du décret 93-1034 du 31 août 1993) de ceux
qui regroupent les sportifs classés "Espoirs".
Les filières
du haut niveau sont mises en place discipline sportive par discipline
sportive et comprennent un ensemble de moyens humains, financiers,
matériels, structurels mis à disposition des trois
collectifs, "Equipe de France", "France Jeunes" et "Espoirs". Ce
dispositif concerne environ 16 000 sportifs (5 500 sportifs de haut
niveau et 10 500 espoirs et partenaires d'entraînement).
Sur les "pôles"
des filières du haut niveau sont mobilisés les moyens
adaptés pour conduire le "projet" sportif et professionnel
de chaque athlète. Ces "pôles" regrouperont en 1995
environ 6 000 sportifs. Ils font partie des différents "outils"
du développement du sport de haut niveau identifiés
dans chaque filière du Haut Niveau.
B/ DE NOUVELLES APPELLATIONS POUR UN NOUVEAU CONCEPT
Un plan de communication
est actuellement en cours d'élaboration par le ministère
de la jeunesse et des sports afin que la mise en place des filières
du haut niveau soit accompagnée d'une forte mobilisation
des divers partenaires du sport de haut niveau. Cette action sera
centrée sur l'explication des concepts de sport de haut niveau,
de filières du haut niveau et de "pôles", afin d'illustrer
ce qu'ils recooeoeuvrent en matière de réalisations concrètes.
Vous serez prochainement destinataires des principaux éléments
de cette campagne.
C/ LES MODALITÉS DE LA RECONNAISSANCE : VALIDATION DES
FILIÈRES DU HAUT NIVEAU ET LABELLISATION DES "POLES FRANCE"
ET DES "POLES ESPOIRS"
1)
La validation des filières du haut niveau par la CNSHN
Pour les fédérations
sportives responsables de disciplines olympiques ou reconnues de
haut niveau par la CNSHN qui désirent mettre en oeoeoeuvre une
filière du haut niveau, les DTN produisent :
. un projet
global de la (ou des) filière(s) du haut niveau (objectifs,
fonctionnement, évaluation, régulation) des disciplines
sportives relevant de leur fédération,
. une carte
prospective d'implantation des "pôles" à l'horizon
de l'olympiade,
. un cahier
des charges spécifique à chaque discipline sportive
qui garantit pour chaque niveau de collectif (Equipe de France,
France Jeunes, Espoirs) un fonctionnement de qualité.
La CNSHN donne un avis
sur les dossiers présentés par le "groupe spécialisé
filières du haut niveau" chargé par elle d'instruire
les demandes (cf. Annexe).
Chaque filière
du haut niveau est validée par la CNSHN pour quatre années
(l'olympiade) et tout changement dans la carte prospective d'implantation
des "pôles" nécessite une nouvelle décision
de la CNSHN. Ainsi, les filières du haut niveau des sports
d'été mises en place pour 1995-1996 ont une échéance
de renouvellement en 1999-2000. Pour les filières du haut
niveau des sports d'hiver, la validation est exceptionnellement
de 2 ans, pour une échéance de renouvellement en 1997-1998.
Après cette date, elle sera de 4 ans, 1998-2002.
2)
La "labellisation" des "pôles"
Dans le cadre de la
labellisation des "pôles", le "groupe spécialisé
filières du haut niveau" de la CNSHN propose au directeur
des sports les mesures de reconnaissance ou de déclassement
de chacun des "pôles" des filières du haut niveau validées.
La labellisation classe les "pôles" en deux catégories
:
- les "Pôles
Espoirs" : structure regroupant principalement des sportifs du collectif
"Espoirs" et répondant au cahier des charges du niveau correspondant.
- les "Pôles
France" : structure regroupant principalement des sportifs du collectif
"Equipe de France" ou du collectif "France Jeunes" ou des partenaires
d'entraînement et répondant au cahier des charges des
niveaux correspondants.
Ces appellations peuvent
éventuellement être complétées, dans
le respect d'une charte de communication, par la désignation
d'un sport et d'un partenaire.
La direction des sports
(DS/4) publie annuellement la liste des "pôles" labellisés
appartenant aux filières du haut niveau validées par
la CNSHN. Une première liste sera diffusée en juin
1995.
3)
Les modalités d'évaluation des "pôles"
Afin d'assurer un suivi
continu et régulier du nouveau dispositif, un système
renforcé d'évaluation est mis en place.
L'évaluation
de chacun des "pôles" reconnus porte sur l'ensemble des résultats
tant en matière sportive qu'en matière d'insertion
sociale et professionnelle. Elle s'applique, à partir des
cahiers des charges, aux différents secteurs : fonctionnement
général, évaluation des potentialités
sportives, secteur technique (installations et encadrement), secteur
social, secteur médical, secteur formation, secteur vie quotidienne,
etc... Elle se réfère à des indicateurs bien
identifiés qui devront être établis au cas par
cas compte tenu de la diversité des filières du haut
niveau.
Elle est effectuée
annuellement et comprend :
- Une évaluation
menée par les directeurs régionaux de la jeunesse
et de sports avec le concours des directeurs de CREPS, par les directeurs
d'écoles nationales et par le directeur de l'INSEP, dès
lors qu'ils sont concernés :
Celle-ci s'effectue
en étroite relation avec les DTN et l'ensemble des acteurs
locaux, départementaux, régionaux (notamment les divers
responsables du ministère de l'éducation nationale).
- Une évaluation
menée par les DTN :
Celle-ci porte sur
tous les domaines et intervient notamment sur la labellisation des
"pôles" (ouverture, résultats, déclassement
ou fermeture). Les DTN doivent maintenir un contact permanent avec
les directeurs régionaux de la jeunesse et des sports.
D
/ RÔLE DES DIRECTEURS TECHNIQUES NATIONAUX
La mise en place et
le suivi des filières du haut niveau est une mission prioritaire
des DTN.
Garants de la stratégie
fédérale, les DTN ont, vis-à-vis de leur filière
du haut niveau, une responsabilité particulière. Ils
sont responsables de la cohérence de l'ensemble du dispositif
et des résultats obtenus. Ils communiquent tous les ans dans
le cadre des conventions d'objectifs une note sur l'efficacité
de leur(s) filière(s) du haut niveau.
E
/ ROLES DES SERVICES ET ETABLISSEMENTS DU MJS
1)
Le rôle des directeurs régionaux de la jeunesse et
des sports
Dans le cadre de leurs
missions relatives au sport de haut niveau et dans le respect des
dispositions du décret n° 94-169 du 25 février 1994
cité en référence, les directeurs régionaux
de la jeunesse et des sports contribuent à la promotion des
filières du haut niveau, notamment auprès des partenaires
régionaux publics ou privés, ainsi qu'à la
mobilisation des moyens les plus adaptés aux stratégies
fédérales dont les filières du haut niveau
sont la traduction. Celles-ci s'inscrivent dans le cadre du dispositif
national déconcentré du sport de haut niveau.
De plus les directeurs
régionaux de la jeunesse et des sports assurent par des procédures
appropriées la nécessaire coordination interdisciplinaire.
Ils signalent à
la direction des sports toute difficulté particulière
susceptible de remettre en cause le bon fonctionnement des filières
du haut niveau et en tiennent informés les DTN concernés.
Le rôle des directeurs
régionaux de la jeunesse et des sports est essentiel à
la bonne mise en oeoeoeuvre des filières du haut niveau et plus
particulièrement dans la procédure de labellisation
des "pôles", dans la mobilisation des moyens et dans le suivi
permanent du dispositif. Ils entretiennent dans ce but des relations
étroites avec les directeurs d'établissements nationaux
du MJS concernés. Il leur appartient notamment :
- de créer
des synergies entre les différents "pôles" des filières
du haut niveau afin d'optimiser les procédures, de réaliser
des économies d'échelle et de rechercher les participations
financières complémentaires du secteur public ou privé
;
- de veiller
à ce que le responsable de la coordination de chaque "pôle"
soit parfaitement identifié et opérationnel. Cette
responsabilité de coordination concerne tous les aspects
du suivi des sportifs et doit garantir la meilleure
efficacité d'intervention possible de tous les acteurs concernés
par les "pôles" (entraîneurs, formateurs des établissements
de formation, médecins chargés du suivi médical,
cadres chargés du suivi social...) ;
- de s'assurer
d'une parfaite coordination entre les divers partenaires de chacun
des "pôles" et de veiller à ce que diverses conventions
précisent correctement les engagements de chacun ;
- de veiller
au bon fonctionnement administratif et financier de la structure
de gestion support de chaque "pôle" hors établissements
nationaux de la jeunesse et des sports afin que celle-ci offre toutes
les garanties de sérieux et de maîtrise des coûts.
A chaque fois que cela
est possible, il y a lieu d'utiliser comme structure support de
gestion un établissement du ministère de la jeunesse
et des sports.
Les établissements
du MJS ont en effet vocation à accueillir les "pôles"
des filières du haut niveau (notamment ceux des disciplines
olympiques) ou, pour ceux qui sont implantés hors établissement,
à servir de prestataires de services (notamment pour les
diverses actions de suivi), voire de support administratif et financier.
En l'absence d'une
telle possibilité, il convient de mettre en place un support
associatif fédéral qui garantisse pour chaque "pôle"
tout à la fois l'autonomie locale et la maîtrise technique
par le DTN. Les directeurs régionaux de la jeunesse et des
sports veilleront en outre à ce qu'aucun cadre technique
n'y occupe de responsabilité élective.
2)
Le rôle des directeurs d'écoles nationales et du directeur
de l'INSEP
Il appartient aux directeurs
d'écoles nationales et au directeur de l'INSEP d'assurer,
dans le cadre de leurs missions, une coordination constante avec
les DTN compétents pour les disciplines sportives implantées
dans leur établissement. Ils s'engagent en relation avec
les directeurs régionaux et les DTN concernés à
ce que les moyens mobilisés pour les "pôles" des filières
de haut niveau le soient en conformité avec les stratégies
fédérales validées par la CNSHN, notamment
lors de l'évaluation des résultats sportifs et d'insertion
sociale et professionnelle.
L'INSEP, grand établissement
du ministère de la jeunesse et des sports, accueille la majorité
des disciplines olympiques. Compte tenu du nombre de "pôles"
qui y sont implantés, l'INSEP est, par excellence, le principal
centre de ressources du sport de haut niveau français. Il
mène des actions d'innovations techniques, technologiques
et pédagogiques, produit des documents de référence,
forme les entraîneurs. L'INSEP tient donc une place centrale
dans le dispositif du sport de haut niveau. Il en va de même
pour les écoles nationales qui, en raison des spécificités
des disciplines sportives qu'elles accueillent, doivent dans leur
domaine viser aux mêmes objectifs et au même rayonnement.
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